Le masque à Venise

Venise, Palazetto Bru Zane

Création du Centre de Musique romantique française
Les compositeurs romantiques accostent à Venise

 

 

 

 

 

 

 

 

Venise, Palazetto Bru Zane


Le bâtiment vénitien porte le nom du généreux mécène qui permet la naissance d'une nouvelle institution musicale française: porté et financé par la fondation Bru, propriétaire du palais réceptacle, restauré pour en recevoir les équipes administratives et scientifiques, dans quelques mois, le Centre de musique romantique française (comme il existe le Centre de musique baroque de Versailles ou "Cmbv"), a été officiellement créé lors d'une soirée de prestige à l'Opéra-Comique, mercredi 11 mars dernier.

Le Casino Zane construit en 1695 permet dès sa conception à la fille des propriétaires mélomanes, les Zane, de donner des récitals de violon. C'est aussi le lieu où Mozart aurait joué lors du Carnaval de 1771...

En accord avec les missions de la Fondation Bru (recherche, éducation, restauration du patrimoine...), le Palazetto Bru Zane, totalement réaménagé dans le respect du plan de sauvegarde et de restauration des monuments classés de Venise, qui accueille désormais aussi une salle de concert (idéal pour la musique de chambre), abritera à partir de septembre 2009, tous les membres du bureau, réunis autour d'Olivier Lexa (directeur général), afin de relever les défis prometteurs et passionnants de sa future activité. Le lieu est consacré à la recherche et ses innombrables activités de diffusion, qui en résultent. La période musicale et le répertoire ainsi analysé et étudié s'étend de 1780 à 1920 et concerne uniquement la musique française, "romantique", dans son acceptation large. En plus des activités recherche (travail musicologique, édition, organisation de colloques...), le Centre entend aussi porter une saison musicale continue, rythmée en 3 points forts, 2 festivals thématiques, à l'automne et au printemps, auquel répond chaque hiver "le salon romantique", tremplin de jeunes instrumentistes. La diversité des approches interprétatives est favorisée: instruments modernes et d'époque, comme le principe des coproductions, concernant en particulier la résurrection d'ouvrages inédits. Les concerts et programmes seront ainsi à l'affiche du Théâtres des Champs Elysées, de l'Opéra-Comique à Paris, de La Fenice à Venise, du Bozar à Bruxelles...

Défrichement musical

Le milieu musical attendait depuis longtemps une nouvelle institution musicale digne de se plonger dans le vaste répertoire romantique français, de Grétry, Méhul et Jadin à Rabaud, Dubois, Pierné et même Debussy! Gageons que les découvertes seront passionnantes et les fruits divers des révélations (par le disque ou le livre) révélateurs de la richesse encore insoupçonnée et si mal estimée des auteurs français de la période.

De très nombreuses exhumations sont déjà attendues pour la première période romantique, en particulier entre 1780 et 1830. Déjà sous la règne "classique" ou "néo-classique" de Louis XVI se précisent les ferments de la nouvelle esthétique romantique: le théâtre se passionne moins pour le merveilleux que pour l'émergence du sentiment, attisé par les oeuvres de Gluck, Salieri, Sacchini... Gossec et Méhul composent les premières symphonies. Tout oeuvre pour que retentisse en 1830, l'éclat visionnaire et bouillonnant de la Fantastique de Berlioz, à l'époque (1830) où Delacroix, triomphe et fait scandale aussi, avec les distorsions expressives et le chromatisme (néovénitien!) de La Mort de Sardanapale...

Puis après 1850, les romantiques français désormais estimés, reconnus, tels Gounod, Saint-Saëns, Massenet et Bizet, et leurs consoeurs Louise Farrenc, Cécile Chaminade, Augusta Holmès ou Pauline Viardot diffusent cette spécificité "nationale", pourtant très réceptive pour certains au wagnérisme ambiant... contradiction des filiations et richesse du terreau musical concerné... Voilà quelques unes de pistes sillonnées et approfondies par le Centre qui a choisi aussi, grand bien scientifique, de "gommer" les frontières et de restituer la complexité plurielle des filiations et des influences stylistiques mêlées. Contrairement au Cmbv précédemment cité, qui à Versailles, profite de subventions publiques, le Centre de musique romantique française (nous dirons bientôt le "Cmrf" avec la même évidence), à Venise, découle de la seule générosité éclairée de son mécène privé, la Fondation Bru, créée en 2005 à l'initiative du docteur Nicole Bru qui souhaitait ainsi conserver la mémoire des fondateurs des Laboratoires UPSA.

Première saison de concerts

Le Centre de musique romantique française accoste à Venise pour faire rayonner partout dans le monde, la richesse du romantisme français. Côté saison musicale, rendez-vous est donné le 2 octobre 2009 pour le premier festival intitulé "Les sources du romantisme français (1780-1830)" dont les escales, comme les programmes musicaux, sont d'une richesse qui donne le vertige: inscrits dans plusieurs villes européennes, le concerts rappellent la vocation et l'activité international du Centre: Collegiale Saint-Rémy à Fénétrange (France, le 2 octobre), puis Venise (Scuola Grande San Giovanni Evangelista, Palazetto Bru Zane, Château de Versailles, Avignon, Poznan en Pologne, Valladolid, Metz, Bruxelles et Paris... Volets d'ores et déjà prometteurs de ce premier festival du Cmrf, "la naissance de l'école symphonique française", qui met l'accent sur les oeuvres des compositeurs symphonistes Onslow, Hérold, Jadin, Berlioz... aux côtés de Haydn, Gluck, Beethoven... (du 3 octobre au 7 novembre à Venise, cette dernière date à La Fenice, concert de Colin Davis pour Harold en Italie (Sabine, Toutain, alto) et les Nuits d'été avec Sophie Koch, mezzo-soprano).
Un autre axe interroge "l'opéra français aux portes du romantisme" grâce à la production d'Andromaque (tragédie lyrique de 1780) de Grétry, présentée à Paris (TCE, 18 octobre 2009) puis Bruxelles (le 19 octobre 2009)...

Toutes les informations pratiques, les programmes, les dates, les lieux et les horaires sur le site du Centre de musique romantique française

livres
Le Palazetto Bru Zane Centre de musique romantique française en partenariat avec les éditions Symétrie publie dès mars 2009, un premier choix de titres et publications parmi lesquels: "Souvenirs de ma vie" de Théodore Dubois, "Correspondance et écrits de jeunesse (1889-1907) d'Henri Rabaud, "Hérold en Italie" par Alexandre Dratwicki, "Aspects de l'opéra français, de Meyerbeer à Honegger", "Lettres de compositeurs à Camille Saint-Saëns"... et bientôt "Le concours du prix de Rome de musique (1803-1968)"... Cette première moisson de sujets inédits sur des compositeurs méconnus s'ajoute aux titres déjà parus telle la somme en 8 volumes (et 14 kg), "Le Théâtre-Italien, 1801-1831", chronologie et documents, par Jean Mongrédien (coup de coeur de mai 2008, de la Rédaction Livres de classiquenews.com).

cd
Mentionnons parmi les disques déjà édités en relation avec les recherches du Centre, "Remember", Sonate pour violon et piano, Saltarello... de Théodore Dubois. Stéphanie-Marie Degor (violon), Laurent Martin (piano) (1 cd Ligia Digital). A venir, nouvel incontournable attendu: le volume 2 de l'intégral des oeuvres vocales avec orgue de César Franck par la maîtrise et le jeune choeur du centre de la Voix Rhône Alpes, les Solistes de Lyon-Bernard Tétu. Bernard Tétu, direction (1 cd Aeolus).

Source : http://www.classiquenews.com/lire/lire_article.aspx?article=2739&identifiant=2009314NKP1KC34PXPMSEBSDG0A9Y8O8

 

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