Le masque à Venise

“Venise est superbe en hiver”, dit fièrement le vieil homme endimanché. “Le calme règne enfin, la ville est nouveau nous.” Sous les arcades voisines du pont du Rialto, il déguste un verre de prosecco et un morceau de panettone. Les membres de la société carnavalesque offrent aux gosses et leurs parents du gâteau de Noël, du vin et des boissons. Dans une ville souvent prise d’assaut par les touristes, ils ont voulu faire aujourd’hui un geste pour les vénitiens. Le père Noël est flanqué de personnages qui évoquent les beaux jours de la république vénitienne: capitaines, courtisanes et bien sûr le doge en personne. Quand ils posent ensemble devant le Canal Grande, l’ambiance de Noël prend un petit air de carnaval.

 

 

Venise sans masques - Le berceau du commerce mondial

Qui sont ces 70.000 vénitiens qui vivent dans ce qui fut autrefois l’un des centres du monde? Des gens fiers, parfois orgueilleux, mais aussi loquaces, fous de poisson et des centaines d’appellations protégées que comptent les régions vinicoles de l’arrière-pays, comme la Vénétie, le Frioul et le Sud-Tyrol. “Le poisson est ma vraie religion et mon principal problème”, nous a confié le chauffeur du taxi qui nous a emmenés en ville, dans un anglais la Don Corleone. Dans le minuscule bar vin Al Marca, les clients du marché du Rialto prennent l’apéritif et bavardent en petits groupes. “Allons l’ombre”: c’est ainsi qu’un vénitien vous invite faire le tour des bars. Mais aujourd’hui il pleuvine et les chercheurs d’ombre s’abritent sous leurs parapluies. Le marché du Rialto était plus animé sept heures, ce matin. l’heure o la ville s’éveille, des bateaux amènent du poisson et des légumes de saison; les chalands traversent le Canal Grande en traghetto, un ferry que l’on prend debout. Sous la lumière des néons, les vendeurs de la Pescheria, le marché au poisson qui se tient sous les arcades, disposent leurs poissons, leurs crustacés et leurs seiches. Leurs doigts sont noircis par l’encre. Des thons fuselés sont prêts être débités en steaks. Dans les ruelles adjacentes, les cafés, les boulangers et les épiceries fines lèvent leurs volets. La diversité des produits sur le marché du Rialto reste étonnante. Nous sommes dans le berceau du commerce mondial. C’est ici qu’au XIIe siècle les banquiers du Bancogiro effectuèrent les tout premiers virements. Épices et étoffes précieuses étaient importées d’Extrême-Orient. ‘Made in China’, peut-on lire aujourd’hui sur les souvenirs vendus dans les échoppes du pont du Rialto. Si Marco Polo savait cela… Suite...
Source : http://grande.be/fr/2008/12/19/venise-sans-masque/

Le berceau du commerce mondial
Patrimoine maritime
La forme d’une banane
Romance dans la brume
Délices de la lagune
Des synagogues en hauteur
Des épices plein le bec

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