Le masque à Venise

“Venise est superbe en hiver”, dit fièrement le vieil homme endimanché. “Le calme règne enfin, la ville est nouveau nous.” Sous les arcades voisines du pont du Rialto, il déguste un verre de prosecco et un morceau de panettone. Les membres de la société carnavalesque offrent aux gosses et leurs parents du gâteau de Noël, du vin et des boissons. Dans une ville souvent prise d’assaut par les touristes, ils ont voulu faire aujourd’hui un geste pour les vénitiens. Le père Noël est flanqué de personnages qui évoquent les beaux jours de la république vénitienne: capitaines, courtisanes et bien sûr le doge en personne. Quand ils posent ensemble devant le Canal Grande, l’ambiance de Noël prend un petit air de carnaval.

 

 

Venise sans masques - Des synagogues en hauteur

Venise n’a pas seulement importé en Europe des produits exotiques, mais aussi des lois et des coutumes nouvelles. En 1516, elle a fondé le premier ghetto juif officiel. Très vite, d’autres villes ont suivi l’exemple. En compagnie de Francesca, guide du Museo Ebraico, nous dominons le Campo del Ghetto Nuovo. On aperçoit un monument commémorant l’holocauste, le dernier hospice juif de la ville et des immeubles comptant jusqu’ sept étages. “Le ghetto a rapidement été surpeuplé”, explique Francesca. “Les Juifs ont donc commencé construire en hauteur. Pour économiser l’espace au sol, ils ont installé leurs synagogues aux étages supérieurs.” Des tourelles presque cachées jaillissent des toits; en dessous se trouve toujours le pupitre o le rabbin lit la Thora.
Trois des cinq synagogues se visitent avec un guide. Nous mettons une kippa et admirons l’opulente Scuola Tedesca. Sa structure ovale et son premier étage avec balcon sont inspirés du théâtre du XVIIIe siècle. Dans la Scuola al Canton, douze paysages de l’Ancien testament trahissent des influences chrétiennes, bien que les peintres aient respecté l’interdit juif portant sur la représentation des êtres vivants. Notre visite se conclut par l’imposante synagogue espagnole. Chaque communauté célébrait son propre culte. Les quatre professions accessibles aux Juifs leur apportèrent un relatif bien-être: ils géraient des établissements de prêt sur gages, vendaient des biens de seconde main et exerçaient le commerce ou la médecine. “Le ghetto n’avait pas encore de connotation péjorative l’époque”, poursuit Francesca. “Le quartier a simplement été baptisé d’après la fonderie locale - qui se dit getto en italien. Les Juifs étaient victimes de discriminations, mais ils étaient galement protégés. La nuit, les portes du ghetto se fermaient. Des gardiens protégeaient le ghetto contre la ville et, selon eux, la ville contre le ghetto.” Suite...
Source : http://grande.be/fr/2008/12/19/venise-sans-masque/

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